18 septembre 2009
Paul Eluard
Bonne journée
j'ai revu qui je n'oublie pas
qui je n'oublierai jamais
et des femmes fugaces
dont les yeux me faisaient une haie d'honneur
elles s'enveloppèrent dans leurs sourires.
Bonne journée,
j'ai vu mes amis sans souci
les hommes ne pesaient pas lourd
un qui passait
son ombre changée en souris fuyait dans le ruisseau
j'ai vu le ciel très grand
le beau regard des gens privés de tout
plage distante où personne n'aborde.
Bonne journée
journée qui commença mélancolique
noire sous les arbres verts
et qui soudain trempée d'aurore
m'entra dans le coeur par surprise...
(Tel jour, telle nuit)
17 mars 2009
Luxe, calme et volupté
pLeins et déliés somptUEuX L U X E
de nos CALligraphies intiMEs C A L M E
poèmE qui s’écritT E T
sur la Page Toujours renOUVeLÉe V O L U P T É
de nos délices ! ……………….
Pleins et déliés somptueux
de nos calligraphies intimes,
Poème qui s’écrit
sur la page toujours renouvelée
de nos délices !...
(écrit pour les Impromptus Littéraires)
22 février 2009
Impromptu
Fais-moi la courte-échelle,
Jusqu’au septième ciel !
Profitons de ces heures
où s’enlacent les cœurs
et s’emboîtent les corps.
Oh, ma petite mort,
mon merveilleux frisson,
redis-moi la chanson
de cette âme esseulée
que tu as habillée
de rêves de velours,
de broderies d’amour !...
texte écrit pour "les impromptus littéraires"
http://www.impromptuslitteraires.fr/
26 décembre 2008
...
09 novembre 2008
...
Tout au fond de moi
sommeille encore l'enfant
au regard triste et vert,
l'enfant qui a perdu son père...
Après si longtemps,
je te retrouve
mais ne te reconnais pas ;
le temps a creusé de lourds sillons
autour de tes yeux et de ta bouche,
il a redessiné ton visage
on dirait un champ labouré
juste avant l'hiver :
nul ne peut plus savoir
si l'été fut beau et fertile ;
et je ne vois pas de chemin
qui conduirait jusqu'à toi ...
30 septembre 2008
A un ami...
Adieu mon coeur,
mon doux ami,
le bonheur cette fois
n'aura fait que passer.
Sous son aile froissée
il emporte aujourd'hui
un peu de mon sourire ;
mais je ne pleure pas
car je fus très heureuse,
lorsque je t'ai connu,
lorsque tu m'as aimée,
même si cet amour
souvent me fit souffrir...
Adieu mon coeur,
il faut vivre sans moi.
Ne m'oublie pas,
garde nos souvenirs
et qu'ils te tiennent chaud
lorsque tu seras seul...
20 septembre 2008
Réveil
Voluptueux vertige de velours
quand le matin défroisse
les dentelles du rêve
et brode les jupes
de l'à-venir...
09 septembre 2008
Avec le temps...
Autrefois,
pour lui dire « je t’aime »
j’aurais emprunté au vent d’hiver
de langoureuses plaintes,
volé aux arbres dénudés
de mélancoliques frissons,
dérobé au printemps naissant
un peu de son lumineux regard...
Aujourd’hui,
c’est avec les mots déshabillés du quotidien,
le visage sans fard de l’habitude
et les gestes doux de la tendresse
que je lui parle de mon amour...
05 septembre 2008
Instants
La pluie ensorcelante
brode les secrets de l'ombre
avec l'aiguille de la lumière
le désir confie ses secrets
au vent caressant des ténèbres
et l'amour peigne
les longs cheveux de la solitude
tandis que la beauté regarde la mort
au fond des yeux...
02 septembre 2008
Définition /3
Amour,
poussière indispensable
dans l’œil trop sec du monde,
chagrin secret
comme un manque de sang
à la source du cœur,
amère beauté
entre les griffes de la mort,
chair pulpeuse de la mémoire
sous la caresse de mon rêve
Amour,
saison inattendue
au petit jardin de la misère...

